Une opportunité commerciale peut sembler attractive alors que le partenaire local n’a pas la capacité, l’autorisation ou la fiabilité nécessaires pour exécuter le projet. La due diligence vise à transformer des affirmations commerciales en faits vérifiables.

1. Vérifier l’identité juridique

Commencez par la raison sociale exacte, la forme juridique, le RCCM, l’identification fiscale, l’adresse et les dirigeants habilités. Un nom commercial ne correspond pas toujours à l’entité qui doit signer le contrat.

2. Identifier les propriétaires et bénéficiaires effectifs

La structure de propriété permet d’identifier conflits d’intérêts, parties liées et personnes qui contrôlent réellement l’entreprise. Le Togo dispose d’un dispositif de déclaration des bénéficiaires effectifs ; la due diligence doit distinguer associés, dirigeants et contrôle ultime.

3. Vérifier l’existence physique et les capacités

Pour un fournisseur ou distributeur, un contrôle sur place peut confirmer l’existence du bureau, entrepôt, usine ou équipe. Les documents administratifs ne prouvent pas à eux seuls la capacité d’exécuter un contrat.

4. Contrôler licences et agréments

Une société immatriculée peut ne pas disposer des autorisations nécessaires pour une activité réglementée. Import-export, produits agricoles et autres secteurs peuvent exiger des agréments particuliers.

Voir Société import-export au Togo et Exportation de noix de cajou.

5. Examiner les preuves commerciales

Demandez des références et des preuves d’opérations comparables lorsque cela est pertinent. L’objectif est de vérifier l’expérience réelle, pas d’accumuler des documents.

6. Vérifier les coordonnées bancaires indépendamment

Les fraudes au paiement utilisent souvent un changement de RIB de dernière minute. Les coordonnées doivent être confirmées par un canal connu et correspondre à l’identité juridique du partenaire.

7. Analyser la réputation avec prudence

Recherches publiques, références locales, contacts sectoriels et informations réglementaires peuvent révéler des incohérences. Une information négative doit être vérifiée avant d’être considérée comme un fait.

8. Documenter les risques et la décision

Un bon rapport distingue les faits confirmés, pièces reçues, questions ouvertes, risques et recommandations. La direction peut ensuite décider de poursuivre, demander des garanties ou arrêter le projet.

9. Adapter la profondeur au risque

La vérification d’un petit prestataire n’a pas besoin du même niveau qu’un distributeur recevant du stock à crédit, une cible d’acquisition ou un partenaire de joint-venture.

Accompagnement TCG

TCG propose un service de due diligence au Togo pour coordonner contrôles administratifs, revue documentaire, vérifications locales et reporting. Pour une implantation plus large, consultez l’accompagnement à l’entrée sur le marché.

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Questions fréquentes

Quel est le minimum à vérifier pour un fournisseur ?

Identité juridique, représentant habilité, adresse, coordonnées bancaires, licences utiles et preuves de capacité à réaliser la prestation.

Quand faut-il faire une visite sur place ?

Dès que la capacité physique est importante : stock, entrepôt, production, personnel ou équipements. La visite confirme des éléments invisibles dans les documents.

Une réputation en ligne constitue-t-elle une preuve ?

Non. Elle fournit des pistes. Toute information importante doit être recoupée avant de prendre une décision commerciale.

Que doit contenir le rapport final ?

Faits confirmés, documents examinés, points non résolus, risques et recommandations afin que la direction puisse décider sur une base documentée.